Où suis-je? Quelqu'un peut me le dire?

Où suis-je? Quelqu'un peut me le dire?
THE DRIVE


Je ne sais si c'est ma conscience qui quitte mon corps ou mon corps qui quitte ma conscience...Mais il se trame quelque chose dans mon être. Mes sens partent en vrille. C'est le bazar dans mes papilles, c'est le bordel dans mes couleurs et encore plus dans mon audition. J'apprécie sans aimer, je regarde sans voir, j'entends sans écouter et je me laisse guider en me rebellant si faiblement.
Je me sens si peu concernée par ma propre vie que ça en devient embarassant. On m'interroge, on me propose, on m'offre et je reste muette, inintéressée et sans force. Je ne vais nulle part lorsque je me déplace et je voyage tant lorsque je reste immobile.
Je bois sans jamais me sentir ivre, je mange sans jamais me sentir comblée, je dors sans jamais me sentir reposée. Je ne me sens vivante uniquement lorsque je suis dans tes bras, près de toi ou lorsque j'entends ta voix. Sinon, la vie n'a aucun sens et mon malheur est, sans doute, d'en être consciente...

_GD

# Posté le dimanche 07 juin 2009 18:09

Modifié le dimanche 07 juin 2009 18:44

VOUS Y PENSEZ?

VOUS Y PENSEZ?


Je n'ai pas l'ambition de devenir "quelqu'un". Je n'ai pas l'ambition d'être "heureuse", ni même d'être "riche". Mon but suprême nous est tous commun. C'est un rêve réccurent. Innaccesible et pourtant si réel...Je le vis à travers leur regard en les observant à la dérobée. Si vite et pourtant si fort. Ces humains. Je les observe, le coeur battant de suspicion. Me demandant s'ils y pensent également en ce moment même, lorsque le week-end arrive et qu'il faut se consacrer à ce rituel d'achats éphéméres afin de nourrir les êtres que nous aimons, ou pas. Ils sont si ambitieux de passer à la caisse et d'en finir enfin avec cette liste de course. Ils ont un but, alors, pourquoi suis-je, moi, inerte au milieu de cette allée, les imaginant allongés, les yeux fermés, leur famille embrassant leur front froid et rigide?
Ils se décomposent peut-être un peu moins vite lorsque je quitte le magasin. La fermentation de ma Paroxétine au raisin atténuant légèrement ces images, ils ressembleraient presque à des anges...


Your lover
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# Posté le vendredi 29 mai 2009 17:50

Modifié le samedi 30 mai 2009 02:31

...

...
Il/Elle n'est pas là.




Je ne l'espérais pas, je ne l'attendais pas. Mais lorsque les doutes sont apparus...j'ai, bizarrement, commencé à prendre de bonnes de résolutions: plus de cigarettes, plus de bourrage de gueule le samedi soir (si si, il n'y a que le samedi soir...), plus de bordel dans la salle de bain (et ailleurs). J'ai imaginé son petit coeur, ses petits doigts...un mélange de toi et moi, battant en moi. Je me sentais si forte en l'imaginant en moi. Ses yeux aux couleurs des tiens...Nous, choisissant son prénom, en sachant que son nom serait le tien...Alors, avant le week-end, j'ai fait ce putain de test. Je tremblais de peur. De peur que ce soit positif ou négatif? Je n'en savais rien. Ce que je sais à présent, c'est que lorsque la petite barre qui aurait dût apparaître sur le côté n'est pas apparue, je me suis sentie vide. Vide de tout sens. De toute raison. De toute vie. Je ne supporte plus de voir une mère avec son enfant...Je ne supporte plus de voir des femmes enceintes...Et maintenant je dois faire le deuil de quelqu'un qui n'a jamais existé...Comment l'expliquer? Comment pleurer quelqu'un qui n'a jamais existé?





__GD

# Posté le vendredi 03 avril 2009 17:14

Modifié le jeudi 28 mai 2009 12:23

Physalis...

Physalis...
...LEGERE COMME L'AIR D'ARIA...

(Au sens figuré évidemment)



Aujourd'hui, j'ai voyagé au pays de mes souvenirs, j'ai erré dans les rayons d'une grande surface (pas le droit de faire de pub) en fredonnant des mélodies de Sinatra (♥) et on me regardait comme si je m'essuyais les mains sur une robe Chanel...Mais je m'en foutais. J'étais bien. Je me suis sentie si déçue lorsque mon caddie fut plein, j'avais encore envie de faire profiter tout le monde de ma voix mélodieuse (hum). Alors j'ai roulé, roulé (en voiture bien sûr) jusqu'au temple qui me hante. Je me suis revue, marchant sur les pas de l'insouciance que je pensais difficile et je me suis remémorée des voyages que j'avais oubliés. Le soleil illuminait mes yeux et éclairait ce sourire que je pensais perdu à jamais. Je me suis sentie libre et heureuse l'espace de quelques heures, tel un physalis hors de sa cage d'amour, mais sans jamais y perdre sa racine. Ce fût une journée douce...comme l'Aria de Bach. Comme ce champs jaune qui est le nôtre. Comme ces mains qui m'éblouissent. Comme la vie, peut-être...



_GD

# Posté le vendredi 13 mars 2009 18:22

Modifié le samedi 14 mars 2009 06:05

Muse...

Muse...
[ Une femme artiste n'a ni muse ni esclave.Elle doit être ces deux choses pour elle-même.
Edna O'Brien
]

Pas moi...

Quelqu'un m'a dit un jour, qu'un trésor se trouvait à chaque extrémité d'un arc-en-ciel. Il a plut aujourd'hui, et le soleil a pénétré timidement cette douce humidité. Et puis, un arc-en-ciel est né; sans cris, ni pleurs, ni sang. Depuis, je l'agrippe de toutes mes forces avec mes deux mains gauches, le coeur retourné et l'esprit embrouillé avec lui-même. Je devrais peut-être refouler, refuser, mais je parviens enfin à libérer ce tourbillon d'admiration et de folie qui est en moi. Alors je m'y agrippe encore plus, même si je m'abîme, car je sais que ce doux présage me fera toujours retomber dans un ciel de coton. Aussi improbable que ça en a l'air, j'ai accouché d'une muse, sans savoir que ça faisait plus de 9 mois qu'elle fermentait en moi. Eh oui. Je suis comme ça.

_GD
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# Posté le mercredi 04 mars 2009 15:50

Modifié le jeudi 05 mars 2009 07:03