MON PARADIS ARTIFICIEL

MON PARADIS ARTIFICIEL

Je me souviens pourquoi elle est apparue. Je me souviens pourquoi je l'ai essayé, la première fois. Je voulais connaître ce que tu as connu, je voulais ressentir ce que tu as ressenti. Mais depuis quelques temps, je ne contrôle plus rien. Ta voix résonne en moi chaque soir et je ne suis plus assez forte pour la repousser. Parfois, j'imagine un paradis sans toi. Lorsqu'IL est là. Mais une fois tout dissolu, je m'en remets totalement à ta voix. Tu me guides, me déroutes, me diminues, me grandis. Pourtant, je t'aime moins que mon LUI. Tu ne m'emmènes qu'au sixième ciel, LUI au septième. Ton étoile brillera toujours en moi et mes yeux s'illumineront toujours lorsque tu apparaîtras, mais peut-être qu'il serait temps que tu cesses de revivre en moi. Je ne suis peut-être pas comme toi, peut-être que tu n'existes pas réellement, que ce n'est que mon admiration qui te personnifie depuis toutes ces années...Peut-être dois-tu rejoindre ton paradis corrompu à toi, mister Smith.
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# Posté le lundi 06 juillet 2009 16:07
Modifié le lundi 06 juillet 2009 17:13

LE MONOLOGUE DES BULLES

LE MONOLOGUE DES BULLES

Il y a des matins où il fait bon de se lever. Le soleil brille, deux petits êtres magiques m'attendent et je ne travaille que deux heures. Je vais m'arrêter acheter du lys et en plus, en rentrant chez moi, je vais retrouver mon amoureux. Que demander de plus? Un tas d'autres choses, oui, mais aujourd'hui, je vais me contenter de ces instants si précieux.
C'est bien mignon tout ça très chère, mais, tu sembles oublier quelque chose, tu ne vis pas dans un compte de fée. Les citrouilles ne se changent pas en carosse et les cerises ne se changent pas en instants de bonheur. Tes chats sont là en effet, et c'est ce que tu as de plus doux dans le monde qui t'entoure. Le fleuriste vend du lys, oui, mais tu n'y es pas allée car trop de larmes coulaient sur tes joues. Et tu n'es pas seule, c'est vrai, mais était-ce la personne que tu attendais? Ont-ils la même substance? Peux-tu la regarder dans les yeux? Peux-tu te blottir dans ses bras? Peux-tu lui susurrer des "je t'aime" dans le creux de l'oreille?
Non, tu as raison. Mais, elle, elle est toujours présente. Elle m'attend. Me fait voyager. M'y emméne plus rapidement. Même si parfois je doute de son utilité, je la retrouve dès qu'elle est en moi. Elle est là.
# Posté le samedi 27 juin 2009 07:05
Modifié le samedi 27 juin 2009 17:00

<< Que veux-tu?>>

<< Que veux-tu?>>
[REMPLACER LE COCA PAR DU CHAMPAGNE]
Ce serait déjà pas mal...
J'en viens à penser qu'il y a comme une conspiration contre moi en ce moment. Chaque personne que je croise (à part Toi ♥) me demande ce que je veux, quel métier je veux faire, ce que j'attends des hommes et tout le tralala...Que répondre à ça lorsqu'on a tout ce qu'on désire et que ça ne nous satisfait pas pour autant? (Philosophie de Schopenhauer obligeant...). On fait ce qu'on peut:"Euh ben je veux bien essayer ce que vous me proposez. / -Ok, on t'envoie découvrir les métiers de l'industrie. " Pourquoi pas? Si c'est juste pour regarder...Verdict du lundi matin: ah ben non, je dois porter des chaussures de sécurité, un bleu de travail, des gants et des boules quies. Euh...Et la petite robe de chez Promod que je voulais inaugurer? Non, sinon je vais cramer. Ah, ben tout compte fait...je ne vais pas continuer l'aventure, je m'auto-élimine si ça ne vous dérange pas. "Mais madesoiselle, que voulez-vous vraiment???Vous vous êtes engagée à découvrir les métiers de l'industrie, vous avez pris la place de quelqu'un d'autre pour toute la semaine! Vous vous en rendez compte??? / -Euh...oui, m'en fout un peu...Mais dans tous les cas, ça ne va pas être possible, je ne peux pas cacher mes fesses avec un bleu de travail...alors, vous comprenez le calvaire? ...Mais, je peux garder les gants? / - Non! / - Alors au moins les boules quies...parce que je les ai essayés... / -Les deux paires?!? / -oui...je voulais voir ce que ça faisait..." Elle m'a regardé d'un air si appitoyé que j'ai presqu'eut pitié de ces putains de bouchons d'oreilles d'être parvenues jusqu'à les miennes.
Ce que je veux vraiment? Peut-être uniquement deux paires de boules quies...
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# Posté le mardi 09 juin 2009 07:30
Modifié le mercredi 10 juin 2009 06:29

Où suis-je? Quelqu'un peut me le dire?

Où suis-je? Quelqu'un peut me le dire?
THE DRIVE


Je ne sais si c'est ma conscience qui quitte mon corps ou mon corps qui quitte ma conscience...Mais il se trame quelque chose dans mon être. Mes sens partent en vrille. C'est le bazar dans mes papilles, c'est le bordel dans mes couleurs et encore plus dans mon audition. J'apprécie sans aimer, je regarde sans voir, j'entends sans écouter et je me laisse guider en me rebellant si faiblement.
Je me sens si peu concernée par ma propre vie que ça en devient embarassant. On m'interroge, on me propose, on m'offre et je reste muette, inintéressée et sans force. Je ne vais nulle part lorsque je me déplace et je voyage tant lorsque je reste immobile.
Je bois sans jamais me sentir ivre, je mange sans jamais me sentir comblée, je dors sans jamais me sentir reposée. Je ne me sens vivante uniquement lorsque je suis dans tes bras, près de toi ou lorsque j'entends ta voix. Sinon, la vie n'a aucun sens et mon malheur est, sans doute, d'en être consciente...

_GD
# Posté le dimanche 07 juin 2009 18:09
Modifié le dimanche 07 juin 2009 18:44

VOUS Y PENSEZ?

VOUS Y PENSEZ?


Je n'ai pas l'ambition de devenir "quelqu'un". Je n'ai pas l'ambition d'être "heureuse", ni même d'être "riche". Mon but suprême nous est tous commun. C'est un rêve réccurent. Innaccesible et pourtant si réel...Je le vis à travers leur regard en les observant à la dérobée. Si vite et pourtant si fort. Ces humains. Je les observe, le coeur battant de suspicion. Me demandant s'ils y pensent également en ce moment même, lorsque le week-end arrive et qu'il faut se consacrer à ce rituel d'achats éphéméres afin de nourrir les êtres que nous aimons, ou pas. Ils sont si ambitieux de passer à la caisse et d'en finir enfin avec cette liste de course. Ils ont un but, alors, pourquoi suis-je, moi, inerte au milieu de cette allée, les imaginant allongés, les yeux fermés, leur famille embrassant leur front froid et rigide?
Ils se décomposent peut-être un peu moins vite lorsque je quitte le magasin. La fermentation de ma Paroxétine au raisin atténuant légèrement ces images, ils ressembleraient presque à des anges...


Your lover
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# Posté le vendredi 29 mai 2009 17:50
Modifié le samedi 30 mai 2009 02:31